Pour le travail manuel

Ce n’est pas un langage d’hier, même si, durant quelques décennies le «  manuel » a été mis un peu, voire  beaucoup de côté. La main est le prolongement de la pensée nous dictent les compagnons du devoir et pour moi, un manuel est plus complet qu’un simple intellectuel, qui a parfois des soucis pour planter un clou. Nos bâtisseurs d’hier savaient dresser des épures à l’échelle 1, puis réaliser une voûte, une commode, une carrosserie. Du bâtisseur de cathédrales au métallier en passant par le marqueteur, il y a toujours ce savoir-faire.

les apprnetis Lauréats

Aujourd’hui, sans le manuel, peu d’objet arriverait jusqu’à nous. Le styliste dessine toujours son premier jet au crayon, l’ébéniste, son tracé, le couturier son idée forte, etc. Ensuite, seuls les outils apportent une aide complémentaire, en aucun cas un remplacement de la réflexion ou de la réalisation du prototype. De tout temps  une réalisation manuelle  est admirée. On omet trop souvent le réalisateur, le créateur, l’exécutant au sens noble du terme , celui qui met en trois dimensions un dessin . Cette connexion perpétuelle entre le geste et l’esprit est une alchimie qui n’a jamais cesser d’envier le profane à l’Art du travail dit manuel.

Nous ne pouvons que mettre en valeur les apprentis qui un jour deviendront de vrais compagnons perfectionnant leurs savoirs, qui à leur tour, transmettront leurs connaissances avec cette maîtrise du Maître .

Paul ROBIN